Notre sélection d'actualités mobilités
Billettique ferroviaire : le Sénat réclame un "choc de simplification" et l'ouverture forcée de SNCF Connect.
Un rapport de 144 pages présenté hier formule 17 propositions : titre unique à terme, distribution symétrique obligatoire entre plateformes, harmonisation tarifaire inter-régions, garantie de correspondance en trajet multiopérateurs. 160 plateformes billettiques publiques coexistent aujourd'hui en France, et l'ouverture à la concurrence aggrave la fragmentation. 4 recommandations déjà inscrites dans la loi-cadre lors du passage au Sénat, et l'assurance de la rapporteure à l'Assemblée de reprendre "la quasi-totalité" des propositions.TER Normandie Étoile de Rouen : procédure abandonnée.
Un avis publié ce matin au JOUE acte la clôture de la procédure sur le lot "Étoile de Rouen" : aucune offre n'aurait été reçue sur un contrat estimé à 600 M€ sur 12 ans portant sur 6 lignes au départ de Rouen. Cette annonce contraste avec l'Étoile de Caen, qui avait suscité cinq candidatures. Ce signal interroge directement sur les conditions d'attractivité des procédures TER pour les opérateurs, dans un calendrier d'attributions sous pression d'ici 2033.Premiers chiffres provisoires ART 2025 : fréquentation en hausse, mais Trenitalia "insuffisant pour couvrir ses coûts".
Fréquentation SLO +4 %, taux d'occupation moyen record à 77 %. L'ART qualifie le taux d'occupation de Trenitalia sur Paris-Marseille (65 %) « d'insuffisant pour couvrir ses coûts », un chiffre qui illustre la difficulté structurelle pour un nouvel entrant face à l'opérateur historique.SNCF Table ronde du 23 juin : quelques gestes, un dialogue social qui reste sous tension.
Prime de 100 € brut, 350 recrutements supplémentaires, 10 M€ de budget RH. Les syndicats jugent ces annonces insuffisantes. La question de fond reste entière : la filialisation est-elle une nécessité légale ou choix stratégique ?Haut-commissariat au Plan : remettre en cause le poids des gains de temps dans l'évaluation des projets de transport. Le rapport recommande une meilleure intégration des effets environnementaux et des impacts territoriaux dans les évaluations socioéconomiques. Le GPSO (LGV Bordeaux-Toulouse/Dax, 9,4 Md€) est explicitement cité. Une remise en cause méthodologique qui pourrait rebattre les cartes de la future loi de programmation des infrastructures.
ZFE : sauvées par le Conseil constitutionnel, mais un manque de portage politique qui fragilise leur crédibilité.
Aucun radar de contrôle installé à ce jour, plusieurs métropoles déplorent l'absence d'accompagnement de l'État. L'AMF défend leur maintien tout en appelant à adapter le dispositif, un contexte qui complique les arbitrages d'électrification des flottes de bus pour les AOM.